Pour investir en actions et ETF, deux enveloppes reviennent presque toujours sur la table : le PEA (Plan d'Épargne en Actions) et le compte-titres ordinaire (CTO). Elles permettent d'acheter les mêmes types de produits, mais leur fiscalité change tout — et l'écart se creuse vite avec le temps.
| PEA | Compte-titres (CTO) | |
|---|---|---|
| Plafond de versements | 150 000 € | Aucun |
| Titres éligibles | Actions et ETF européens (ou "synthétiques" pour répliquer des indices hors UE) | Tout titre coté dans le monde |
| Fiscalité pendant la détention | Aucune tant qu'il n'y a pas de retrait : les arbitrages à l'intérieur du plan sont neutres fiscalement | Chaque cession avec plus-value et chaque dividende sont imposés l'année où ils ont lieu |
| Retrait avant 5 ans | Clôture du plan (sauf exceptions) + PFU 31,4% sur le gain | Pas de notion de durée, imposition à chaque cession |
| Retrait après 5 ans | Exonération d'impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux de 18,6% s'appliquent | PFU 31,4% systématique (12,8% IR + 18,6% PS), ou option barème progressif |
Sur un CTO, chaque vente avec plus-value déclenche l'impôt, même si tu réinvestis immédiatement le produit de la vente. Sur un PEA, tant que l'argent reste dans l'enveloppe, tu peux vendre une ligne, en racheter une autre, encaisser des dividendes réinvestis... rien n'est taxé. Cet effet de capitalisation sans frottement fiscal est l'avantage numéro un du PEA, bien avant le taux réduit à la sortie.
Tu as réalisé 200 000 € de plus-value cumulée après 10 ans d'investissement (versements + gains). Voici ce qu'il te reste net, selon l'enveloppe :
Soit 25 600 € de différence sur ce seul exemple — rien qu'en changeant l'enveloppe, à stratégie d'investissement identique.